Critères d'octroi (statut « Gestion d'affaires (経営・管理) »)
Il s'agit d'exigences « minimales » : leur respect ne suffit jamais à lui seul ; le service d'immigration se prononce en appréciant l'ensemble du projet.
Depuis le 16 octobre 2025, l'ordonnance (critères d'admission) encadrant le statut de résident « Gestion d'affaires (経営・管理) » a été modifiée. Pour les premières demandes et les renouvellements, veuillez consulter les dispositions en vigueur. Pour ceux qui séjournent déjà en ce statut, des règles transitoires s'appliquent jusqu'au 16 octobre 2028 (soit 3 ans après l'entrée en vigueur). Pour le détail, consultez les documents publics du ministère de la justice / Agence des services d'immigration (ISA).
Nous prenons en charge les demandes de certificat d'éligibilité, d'autorisation de changement de statut, de renouvellement, ainsi qu'un accompagnement sur la constitution de la société. N'hésitez pas à nous écrire ou à nous appeler, même pour une question factuelle unique.
Les consultations d'information sont proposées (8 000 yens la séance, déduite du montant des honoraires en cas d'ouverture d'un dossier complet).
Existence d'un établissement (bureau) sur le territoire japonais
L'administration d'une activité exige, en règle générale, l'existence d'un établissement (bureau) sur le territoire japonais adapté à l'activité. Tant que l'activité n'a pas commencé, le local (ou l'équipement) doit être d'ores et déjà réservé / mis à la disposition de l'entreprise. Le schéma le plus usuel : constitution d'une société par actions (KK) au Japon, avec local dédié.
Après la réforme, le local doit convenir, selon l'ampleur de l'activité, à l'exercice effectif (notamment) de la direction. En règle générale, l'usage d'un seul logement partagé entre domicile et bureaux n'est plus admis.
Le « bureau virtuel » (simple boîte postale) est notamment inadapté, et l'achat de local peut être moins facile d'accès pour les ressortissants étrangers. Les honoraires de location ou de garanties peuvent être exigés plus hauts que d'ordinaire.
Notre cabinet peut vous aider et vous orienter dans la recherche de locaux.
Emploi d'au moins un salarié à plein temps (dispositions actuelles)
Pour l'entité concernée par la demande, il doit être employé au moins un salarié à temps plein (conditions d'emploi et de qualification à vérifier selon les textes en vigueur). Les profils admis comme salariés « plein cadre » sont notamment ressortissants japonais, résidents spéciaux de longue durée, et étrangers titulaires de certains statuts énumérés en annexe 2 (résident permanent, conjoint de Japonais, conjoint d'un permanent, long séjour, etc.) résidant légalement au Japon.
Dimension économique de l'entité (apports, capital, etc.)
Sur le plan des apports, il est en règle général attendu d'au moins 30 millions de yens de capital (capital libéré) ou, pour une personne morale, du montant total des apports requis par la loi. Pour l'entrepreneur individuel, c'est l'apport effectif retenu par les services d'immigration, à partir des salaires, locaux, investissements, etc. affectés sur un an, qui est apprécié en vue de prouver la viabilité.
À l'occasion des renouvellements, l'évolution de la marge, la trésorerie, etc. seront vérifiées. Une entreprise en perte dont les perspectives d'amélioration ne sont pas établies peut entraîner un refus de prolongation ; conserver un long séjour au Japon dans une telle configuration peut aussi être financièrement difficile.
Dès la phase de plan d'affaires, l'ampleur de l'apport nécessaire et la preuve de ressources suffisants doivent être anticipées en cohérence.
Compétence en langue japonaise (exigence actuelle)
L'une des exigences est que le bénéficiaire ou, selon le cas, le salarié visé, possède un niveau de japonais considéré comme approprié (équivalent voisin de B2 sur le « Cadre de référence en matière d'apprentissage des langues » pour l'enseignement du japonais, ou moyen équivalent), démontrable notamment par le JLPT (niveau N2 ou supérieur), le BJT (au moins 400 points), un diplôme d'établissement d'enseignement supérieur au Japon, l'accomplissement de l'enseignement secondaire, etc. (pièces justificatives requises).
Formation et expérience (dispositions actuelles)
Le bénéficiaire doit, entre autres, soit posséder un doctorat, un master (shūshi) ou un diplôme de professionnel dans un domaine en lien direct avec les techniques et connaissances requises par l'activité concernée, soit disposer d'au moins trois ans d'expérience (ou, selon le cas, de formation et de pratique) en matière d'administration d'entité, selon l'appréciation des services. S'il s'agit d'être employé comme administrateur, une rémunération au moins égale, en pratique, à celle d'un ressortissant japonais en poste comparable est en outre exigée, avec pièces (contrat, fiches de paie, comparaison des rémunérations, etc. selon les cas d'espèce et la réglementation applicable).
Le dirigeant qui fonde seul sa structure peut, dans d'autres secteurs, se voir accorder le même statut, mais l'absence d'antécédent dans le domaine cible exige, en contrepoids, de démontrer de façon crédible (plan d'affaires, exposé) les connaissances, le réseau et l'accès à une clientèle ou à des partenaires.